Catégories
MUSIQUE

Quand le groove du rap rencontre la mélancolie du jazz

Quand le groove du rap rencontre la mélancolie du jazz

Producteur, compositeur, chef d’orchestre et à ses heures perdues rappeur, le jeune pianiste @alfamist est aujourd’hui un de ces couteaux suisses du jazz fusion qui nous fait oublier les frontières entre jazz et Hip‑Hop.

L’autodidacte du quartier de Newham

L’autodidacte du quartier populaire de Newham dans le East London fait son entrée dans la musique en tant que producteur de Grime et de Hip‑Hop. Inspiré par des légendes comme Tom Misch, Robert Glasper ou Miles Davis, le pianiste développe un style mélangeant des mélodies lyriques envoûtantes à des rythmes saccadés et torturés, rappelant incontestablement le maître du « swang » J Dilla. Propulsé sur la scène internationale du jazz par son album « Antiphon » l’artiste ne manque pas de passer par le New Morning et est indéniablement un des principaux ambassadeurs actuels du jazz fusion.

Un univers sombre

Armé du « gloomy » fender rohdes, Alfa Mist nous emmène dans un univers sombre à travers la sortie de son quatrième album « Bring Back » accompagné du MC Lex Amor et de la chanteuse Kaya Thomas‑Dyke. Directement inspiré d’un poème de Hilary Thomas sur la réalité de la construction d’une communauté dans un pays étranger, cet album autobiographique est un hommage à la musique noire des quartiers d’enfance du compositeur.

L’influence du jazz sur le Hip‑Hop

Si l’influence du jazz sur le Hip‑Hop est indéniable, Alfa Mist nous propose un processus inverse. Ses mélodies mélancoliques soutenues par l’utilisation de samples directement issus du rap nous montre que le Hip‑Hop peut désormais influencer le jazz. Un récent passage chez « Colors show » nous démontre une fois de plus la polyvalence du musicien au flow sobre mais puissant, capable de plaquer des suites d’accords inattendues en enchaînant des multi syllabiques percutantes.

Alfa Mist est à retrouver dans les playlists de track_05.


📝 : @turfu_m_1_coup

Catégories
MUSIQUE

L’étincelle d’ingéniosité d’un duo inattendu.

L’étincelle d’ingéniosité d’un duo inattendu.

@luciehugary

Depuis 2007 Teki Latex s’impose comme un DJ Français dont la passion pour les beats métalliques a dépassé les frontières. Mais c’est à Paris que Brice Coudert demande son aide dans la création et la direction du nouveau label d’Underscope : Impossible City Records. L’éclectisme du Directeur Artistique de Concrete et de Dehors Brut s’allie au regard frais du producteur sur une techno qui ne semble pas rentrer dans la case du clubbing. Comme toute belle histoire qui commence, il faut en écrire le premier chapitre. Dès le 11 Juin 2021 sortira le premier EP du label, signé Renslink, dont les deux premières track sont disponibles sur Bandcamp.

Une collaboration inattendue.

La relation @tekilatex et @brice_coudert remonte à l’ère de Concrète, l’ère de l’opposition. D’après une interview de Trax Magazine, le style de Teki correspondait depuis déjà quelques années aux Line up introduites chez Concrète et Dehors Brut par Brice Coudert. Les sons électriques ou mécaniques semblaient assemblés pour entrer dans les cases du Directeur Artistiques. Pourtant, ce n’est qu’après avoir vécu la rivalité qu’est venu la confiance. Ainsi, Teki Latex s’offre le plaisir d’une aventure palpitante au cœur de l’exploration et l’expérimentation musicale.

Une direction musicale signé Teki Latex.

Ce premier EP signé Renslink, semble tiré d’une histoire raconter par Teki Latex dans laquelle les clubs de la ville « impossible » joueraient une musique dont le rythme s’effacerait derrière des basses profondes. En effet, le nom du label fait référence à un rêve de Teki, le rêve d’une cité utopique. Son inspiration valse depuis toujours entre le hip‑hop, la house franco‑française et la techno plus agressive que l’on retrouve souvent à Corsica Studios London, les soirées du Jeudi. Aujourd’hui, son nouveau rôle auprès de Brice Coudert lui permet de pousser plus loin ses recherches sur la musique électronique moderne et d’être plus éclectique. L’ambition de ce nouveau label est de présenter au public quelque chose de nouveau, de frais.

📝 : @maximesviews

Catégories
MANGA

Le succès unanime de Démon Slayer : Le train de l’infini

Le succès unanime de Démon Slayer : Le train de l’infini

Après avoir explosé le box‑office japonais en devenant fin 2020 le film le plus rentable de l’histoire au Japon ‑ dépassant les succès historiques de Titanic et du Voyage de Chihiro ‑ Demon Slayer pousse les portes françaises en trombe: la barre des 500 000 spectateurs ont été dépassées ce mardi, après seulement quatorze jours d’exploitation.

Ces chiffres incroyables font écho au succès du film à l’international qui, après avoir déferlé sur le Japon, s’est abattu sur les Etats‑Unis en atteignant aujourd’hui les quelques 45 millions de dollars. Il est aujourd’hui le film d’animation japonais le plus lucratif de l’histoire en comptabilisant au total près de 440 millions de dollars de box‑office.Pour rendre hommage à celui qui reste l’un des mangaka les plus influents, Track_05 vous conseille 3 « one shots », écrits et/ou illustrés par K.M :

Demon Slayer c’est quoi ?

Demon Slayer, c’est l’histoire d’un manga qui a failli ne jamais avoir de succès en France. Arrivé en 2017 sur le marché français aux éditions Panini avec comme nom initial Les Rôdeurs de la Nuit et des textes fortement éloignés de l’édition originale, le manga ne convainc pas. Le manque de communication et d’exposition nuit au succès du manga qui cesse d’être publié en moins d’un an en France.

Il faut attendre 2019 pour que l’adaptation animée d’ufotable voit le jour et donne enfin à Demon Slayer un crédit égal à son potentiel sur le territoire français. Diffusé par la plateforme de simulcast japonais Wakanim, le manga jouit d’un second souffle et commence à se construire une communauté fidèle. Le manga est quant à lui réédité sous son nom international Demon Slayer et bénéficie du succès généré par l’anime.

 

Une histoire qui reprend les codes du shonen

Écrit par l’autrice Koyoharu Götoge, Demon Slayer raconte l’histoire de Tanjiro qui, après avoir vu sa famille se faire massacrer par des démons, devient pourfendeur de démons pour sauver sa petite sœur Nezuko, seule survivante de cette attaque sanglante maintenant transformée en l’une de ces créatures.

Les personnages sont attachants, le scénario est original, l’humour est présent malgré l’axe narratif sérieux, mais surtout les dessins sont extrêmement reconnaissables et d’une beauté intense. Le style singulier de Koyaharu Götoge est décliné dans l’anime d’une manière poétique et colorée, fidèle à son histoire, donnant aux scènes de combat une dimension épique et flamboyante.

 

Il faut attendre 2019 pour que l’adaptation animée d’ufotable voit le jour et donne enfin à Demon Slayer un crédit égal à son potentiel sur le territoire français. Diffusé par la plateforme de simulcast japonais Wakanim, le manga jouit d’un second souffle et commence à se construire une communauté fidèle. Le manga est quant à lui réédité sous son nom international Demon Slayer et bénéficie du succès généré par l’anime.

Les français sous le charme

En moins de deux semaines d’exploitation, le film ‑ suite directe de la saison 1 de Demon Slayer ‑ a généré un engouement notable auprès des jeunes et des fans d’anime, et ce malgré les restrictions dues au Covid‑19. Au sein de l’industrie cinématographique française, on ne s’attendait pas à un tel succès sur ce film, mais il se pourrait bien qu’il dépasse le million de spectateurs dans quelques semaines…

📝 : @laurakdn

La première saison de Demon Slayer est à retrouver sur la plateforme @Wakanim en VOSTFR et en VF.

©Koyoharu Gotoge / SHUEISHA, Aniplex, ufotable

Catégories
MANGA

Kentarō Miura, au‑delà de Berserk

Kentarō Miura, au‑delà de Berserk

Kentarō Miura, créateur du manga de dark fantasy Berserk, l’une des séries de mangas les plus vendues de tous les temps, est décédé à l’âge de 54 ans. La nouvelle a été annoncé par son éditeur américain Dark Horse Comics, décrivant Miura comme un “artiste et un conteur d’histoire hors pair ».
Pour rendre hommage à celui qui reste l’un des mangaka les plus influents, Track_05 vous conseille 3 « one shots », écrits et/ou illustrés par K.M :

Oh‑roh (王狼) 1989 Oh‑roh‑Den (王狼伝) 1990

Le Roi Loup est écrit et illustré par le duo Kentarō Miura et Buronson en 1989. Le manga aura également une suite la même année, par les mêmes auteurs, intitulée La légende du Roi Loup. En deux volumes le duo nous livre une fabuleuse et épique aventure de voyage temporel. Un dyptique idéal pour les amateurs de batailles violentes et d’illustrations réalistes, attention âmes sensibles s’abstenir…

JAPAN (ジャパン) 1992

Aussi issu de l’association entre Buronson et Kentarō Miura, ce manga relate l’alliance de deux Yakuza contre un système dictatorial fictif, et leur promesse de fonder une nouvelle nation, appelée Japon. Entre patriotisme, romance, et futurisme ce « one shot » marque l’intense rencontre entre Ken le survivant et Berserk.

Gigantomachia (ギガントマキア) 2013‑2014

L’œuvre raconte une bataille inspirée de la Gigantomachie, du grec ancien « gigantomakhía » qui signifie littéralement « Guerre entre géants ».
K.Miura s’est donc inspirée de la mythologique grecque et notamment de l’affrontement épique opposant Zeus aux Géants, qui suite à la défaite de leurs frères, les Titans, se révoltent contre les Dieux. Un univers futuriste apocalyptique, où K.Miura semble délaisser le scénario au profit d’une explosion visuelle ponctué d’un humour quelque peu douteux…

📝 : @sukebany